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Adoption

Dans le cadre d’une naissance, à la suite d’une PMA, dans un couple homosexuel, l’enfant n’a qu’un seul et unique parent reconnu par la loi : la mère biologique, c’est à dire celle qui a donné la vie. Pour la deuxième maman, la mère « sociale », un nouveau parcours commence. Celui de l’adoption de l’enfant du conjoint.

Petit point légal.

L’adoption crée un lien de filiation entre l’adoptant et l’adopté. L’adoption répond à certaines conditions, et peut prendre la forme plénière ou simple. L’adoption simple diffère de l’adoption plénière sur plusieurs points, en particulier concernant les liens avec la famille d’origine.

Pour demander une adoption plénière, il faut répondre à trois critères :

  • Être marié(e) avec le parent de l’enfant. Il n’y a aucune condition de durée du mariage ;
  • Avoir au moins 10 ans de plus que l’enfant (sauf dérogation du tribunal accordée pour de justes motifs et dans le cadre de la procédure devant le TGI) ;
  • Votre époux(se) doit donner son consentement. Consentement qui se fait devant le notaire, avec un délai de rétractation de deux mois.

Ensuite, chaque tribunal a ses propres conditions et liste de pièces à fournir. Par exemple, à Lyon, le TGI demande à ce que l’enfant ait au moins 6 mois de vie commune avec l’adoptant, et demande de fournir une quinzaine de témoignages de proches et de tiers, pouvant justifier des liens entre l’adoptant et l’adopté.

Pour résumé, la 1ère étape, avant ou après la naissance de l’enfant, c’est d’être mariés. Une fois que le mariage est prononcé, il faut se rendre chez un notaire, afin de procéder au consentement à l’adoption. Il faut venir avec les deux livrets de famille, les extraits de naissance des parents et de l’enfant, et les pièces d’identité.

Une fois le consentement signé, le délai de rétractation de deux mois commence. Deux mois pendant lesquels la mère biologique peut changer d’avis, et annuler son consentement. Lors que le délai est purgé, il est possible de déposer le dossier d’adoption complété au Tribunal de Grande Instance.

Et à partir de là, l’attente commence …

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Lexique

Petit lexique, pour essayer de simplifier le vocabulaire de la PMA, parce qu’à force, on s’y perd, avec tous ces termes.

 

Aménorrhée : Absence de règles. On compte la durée de grossesse en semaines d’aménorrhée, donc les semaines d’aménorrhée ou SA correspondent aux nombres de semaines depuis le 1er jour de vos dernières règles

  • SA = Semaines d’aménorrhée;
  • SG = semaines de grossesse;
  • Et SA = SG + 2 (les deux semaines pré-ovulation)

AMH : Il s’agit de l’hormone anti-mullërienne, que l’on doit souvent doser en début de parcours. En effet, comme elle décroît parallèlement aux nombres de follicules, avec l’âge, c’est un bon indicateur de l’état des lieux de la réserve folliculaire.

Bêta hCG ou BhCG : Hormone Chorionique Gonadotrope Humaine : Cette hormone est produit pendant une grossesse. C’est donc son dosage qui permettra de confirmer qu’une grossesse est en cours. S’il y a eu fécondation, le taux de hCG dépasse les 8UI/L dans le sang, lors de la nidation, puis double toutes les 48h. Attention, si l’ovulation a été déclenchée, bien attendre que le produit ne soit plus présent dans le sang pour éviter les faux résultats. On considère que l’Ovitrelle met environ 10 jours à disparaître.

IAC ou IAD : Insémination Avec Conjoint ou Avec Donneur. (Cf PMA ? Késako ?)

FIV : Fécondation In Vitro. Une des techniques de PMA. (Cf PMA ? Késako ?)

Follicule : Pour faire simple, c’est le petit sac qui contient l’ovocyte. La taille des follicules augmente pendant la 1ere partie du cycle. L’un d’eux (ou plusieurs, selon les stimulations) devient plus gros que les autres. C’est lui qui libérera son ovocyte, lors de l’ovulation. Pour info, on considère qu’un follicule est mature quand il mesure environ 18 mm. 

FSH : Hormone folliculostimulante. Lors de la première partie du cycle, cette hormone va stimuler la production d’œstradiol par le follicule.

LH : Le rôle essentiel de la LH est de déclencher l’ovulation qui survient entre 36 et 48 heures après le pic de LH. C’est donc une des hormones à contrôler pendant la phase folliculaire.

Oestradiol ou EII : Il s’agit de l’hormone sécrétée par le follicule. Cette hormone augmente pendant la phase folliculaire, jusqu’à l’ovulation. Pour info, on considère qu’un follicule mature sécrète environ 250 ng/L.

Ovocyte : Il s’agit de la cellule reproductrice féminine.

Progestérone : La progestérone est sécrétée en plus forte quantité à partir du 14e jour du cycle par le corps jaune. Elle permet le maintien et la vascularisation de l’endomètre. Elle favorise donc la nidation.

Spermatozoïde : Il s’agit de la cellule reproductrice mâle.

Syndrome d’hyperstimulation ovarienne (SHO) : Le SHO est une complication liée à la stimulation ovarienne. Les symptômes peuvent varier de la douleur ovarienne aux nausées, ou à l’augmentation de la taille de l’abdomen. En cas de doutes, n’hésitez pas à contacter un gynécologue ! Pour info, on suspecte un risque d’hyperstimulation quand le taux d’oestradiol dépasse les 2000 ou 2500 ng/L.

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IAD – Un cycle type

Le gynéco est trouvé, la clinique choisit, ça y est, le grand moment est arrivé : c’est le premier essai. Alors, comment ça se passe ?

Pour cet article, je parlerai d’un cycle type, d’un essai en IAD. Simplement parce que c’est ce que j’ai vécu, et que je ne suis pas encore assez calée en FIV pour en parler. 

J1, le point de départ. 

J1, c’est simple, c’est le premier jour des règles. Le vrai premier jour. Celui où ça coule rouge. Ce jour là, rien à faire.

J3, le début des hostilités.

Si vous partez sur un cycle naturel, vous n’avez toujours rien à faire. Mais si vous partez sur un cycle avec stimulation hormonale, c’est probablement aux alentours de J3 que vous allez être amenées à faire votre 1ere injection. La 1ere est une grande étape, puisque pour la plupart d’entre nous, c’est la première fois qu’on se pique ou que l’on pique quelqu’un. Chez nous, c’est ma compagne qui me faisait les piqûres. Elle piquait et je me pinçais la peau. Un vrai travail d’équipe !

Si vous avez des doutes, avant la première injection, n’hésitez pas à re-visionner les vidéos explicatives que l’on trouve sur YouTube. Par exemple : Ici

Un seul petit conseil, je sortais le stylo injecteur quelques minutes avant l’injection. Le produit est moins froid, on le sent moins passer.

De J8 à J12, le suivi (c’est une moyenne, ça dépendra totalement de votre cycle !)

Le début de la course. En fonction du protocole de la clinique qui vous suit, vous allez devoir entamer les prises de sang et les échographies. D’autres cliniques fonctionnent uniquement par tests d’ovulation.

Les prises de sang permettent de doser la LH, l’oestradiol et la progestérone. (Une fois de plus, toutes les cliniques ne fonctionnent pas pareil, et il se peut que vous ayez d’autres dosages à faire, en plus, ou en moins). Ces dosages permettront de savoir où vous en êtes dans votre cycle et ainsi, anticiper et éviter de passer à côté de l’ovulation. Attention, pensez bien à préciser qu’il vous faut les résultats dans la journée, pour pouvoir les transmettre à temps à votre clinique.

Les échographies permettront de contrôler la croissance des follicules, leurs nombres et, en fonction des résultats, ajuster les dosages de la stimulation hormonales.

Une fois tous les résultats obtenus, vous allez pouvoir les transmettre à votre référent à la clinique. En fonction des résultats, il vous demandera sûrement un second contrôle quelques jours plus tard. Pour moi, par exemple, il fallait 2 à 3 contrôles par cycle : J8, J10 et J12. J’espère que vous aimez bien votre gynécologue, parce qu’en PMA, vous risquez de le voir régulièrement !

J12, le déclenchement (+ ou – , en fonction de vos résultats)

Les résultats sont bons, vous avez le feu vers de la clinique pour déclencher l’ovulation ? Alors c’est votre dernière piqûre, souvent un stylo d’Ovitrelle. Si vous avez un doute sur l’administration de l’Ovitrelle, une petite vidéo explicative ici.

La clinique vous a certainement donné une heure de déclenchement. Essayez de bien la respecter, puisque l’ovulation se fait, en moyenne, 37 à 40h après l’injection. Et si votre heure d’injection est au milieu de la nuit, n’oubliez pas de mettre un réveil !

Voilà, vous êtes prêtes à décoller, rouler ou prendre le train, direction votre clinique. Les inséminations ont souvent lieu 36h après le déclenchement, il faut aimer les départs précipités !

J14, jour de l’insémination -> 0 DPO

Le déclenchement a bien été fait, et ça y est, vous êtes sur place. Notre clinique nous conseillait toujours de venir avec la vessie pleine, cela facilite le passage du col. L’insémination est très rapide, et non douloureuse. On vous proposera sans doute de restez quelques instants allongée, puis vous pourrez repartir tranquillement. Pas de restrictions particulières, il est important de continuer à vivre normalement, et d’essayer de lâcher prise. Je sais, c’est plus simple à dire qu’à faire.

Si votre clinique vous a prescrit des ovules de progestérone, c’est ce jour qu’il faut commencer.

Ce jour est aussi appelé « 0 DPO » (Day Post Ovulation). Et c’est parti pour 14 jours de patience.

14 DPO, le résultat.

Si la prise de sang est fiable à partir de 12 DPO, la plupart des cliniques recommandent d’attendre 14 DPO avant de faire le test.

J’insiste sur le MINIMUM 12 DPO, car l’ovitrelle est présent 10 jours dans l’organisme et fausserait vos résultats. Le test pourrait être positif alors qu’il n’y a pas de grossesse en cours.

Si les tests pipi sont de plus en plus fiables, seule la prise de sang vous indiquera clairement si une grossesse est en cours ou non.

Si vous êtes enceinte, il vous faudra continuer les ovules de progestérone. Les arrêter à ce stade pourrait être dangereux pour la grossesse.Si vous n’êtes pas enceinte, vous allez pouvoir les arrêter, et vos règles ne tarderont pas à arriver.

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PMA Pour Toutes

En France, la PMA est exclusivement réservée aux couples hétérosexuels, dont l’infertilité a été reconnue. Alors comment faire, quand on est une femme célibataire, ou un couple de femmes ? Comment mener à bien son projet parental ? Par où commencer ? Quels sont les pays qui ont autorisé la PMA Pour Toutes ?

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« Comment commencer ? »

Cette question est indéniablement celle que l’on nous pose le plus. Deux choses : trouver un(e) gynécologue qui accepte de suivre le projet, en France, et choisir sa clinique. C’est à la fois simple et compliqué !

Pour trouver un(e) gynécologue open sur le sujet, vous pouvez commencer par consulter ce lien : Ici ! C’est la liste des gynécologues qui ont signé le manifeste « Nous, médecins, avons aidé des couples homosexuels à avoir un enfant même si la loi l’interdit« , sous la houlette de René Frydman. Trouver un(e) gynécologue, c’est nécessaire pour réaliser les examens indispensables pour le dossier clinique, mais aussi pour le suivi folliculaire, pendant les cycles.

La deuxième étape, c’est choisir sa clinique. Et pour cela, plusieurs choix à faire : quel pays ? Donneur anonyme ou semi-anonyme ? Possibilité de se baser sur le phénotype de la mère sociale ? Possibilité de garder les paillettes pour une seconde grossesse, même en changeant de mère biologique ? Méthodes utilisées et prix ? Toutes ces questions vous permettront de trouver la clinique qui vous convient.

Vous trouverez, ici, la liste des cliniques en Belgique. Ici, celles en Espagne. Ici, les renseignements pour la Grande Bretagne, et enfin, ici, pour le Danemark.

Maintenant, à vous de jouer !

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PMA ? Késako ?

Avant de commencer, faisons un petit point sur la PMA (ou AMP). On en entend beaucoup parler, en ce moment, alors qu’est ce que c’est exactement ?

La PMA, Procréation Médicale Assistée (ou AMP, Assistance Médicale à la Proctréation), est l’ensemble des méthodes qui peuvent être utilisées pour permettre la mise en route d’une grossesse.

Pour faire simple, il y a deux grandes catégories de méthodes. Les inséminations et les FIV. Vous me suivez toujours ? Ok ! Alors, on continue !

Dans la catégorie « Inséminations », on retrouve :

  • Les IAC : Insémination Artificielle avec sperme du Conjoint.
  • Les IAD : Insémination Artificielle avec sperme d’un Donneur.
  • Les IA : Insémination Artisanale, en trouvant soi-même un donneur. Une solution non médicale, mais non autorisée en France.

01_IAD SCHEMA

Dans la catégorie « FIV », on retrouve :

  •  FIV classique.
  • FIV ICSI, Injection Intra-Cytoplasmique de Spermatozoïdes.
  • FIV IMSI, Injection Intra-Cytoplasmique d’un Spermatozoïde Morphologiquement séléctionné.
  • FIV ROPA, Réception des Ovocytes de la Partenaire, uniquement pour les couples lesbiens.
  • FIV double don, avec don de sperme et d’ovocytes. Je la mets à part, puisqu’elle est interdite en France, à l’heure actuelle.

02_FIV SCHEMA

Et la loi, dans tout ça ?

C’est simple. En France, la loi n’autorise que les couples hétérosexuels dont l’infertilité (médicale ou non expliquée) a été constatée. De plus, « l’homme et la femme formant le couple doivent être vivants, en âge de procréer, mariés ou en mesure d’apporter la preuve d’une vie commune d’au moins deux ans. » 

Donc, pour les femmes célibataires ou les couples de femmes, le parcours va se compliquer un peu. Alors ? Comment ça se passe quand on est dans ce cas ?